Finances régionales : perspectives en berne

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Une étude de l’agence de notation Fitch Rating parue à la veille du second tour des élections régionales annonce des temps difficiles pour les finances des conseils régionaux. Principale raison : l’atonie des recettes face à des besoins d’investissement toujours importants. «Même si les régions restent des entités financièrement solides au regard d’autres collectivités locales, leur situation budgétaire devrait se détériorer et nous prévoyons une forte hausse de leur endettement » indique Christophe Parisot, directeur senior au sein du département finances publiques de Fitch.

Même si la hausse des dépenses de fonctionnement ralentit maintenant que les régions ont digéré les transferts de compétences entamés en 2004, l’agence de notation prévoit que certains postes continueront à croître, formation professionnelle (20% des dépenses régionales) où les besoins devraient rester importants compte tenu de la hausse du chômage,  transports (30% des investissements régionaux) dont la part devrait s’accroître encore en raison des grands projets engagés et des importants besoins de renouvellement des infrastructures et du matériel roulant.

Dans le même temps, les recettes, composées à plus de 70% de dotations de l’Etat ou d’impôts non dynamiques, vont connaître une évolution inférieure à l’inflation. Les régions ayant perdu quasiment tout pouvoir fiscal après la dernière réforme fiscale, ne pourront pas recourir à l’impôt comme elles l’ont fait entre 2004 et 2009. Conséquence : sauf à se replier sur leurs seules compétences obligatoires, les régions vont devoir emprunter.  Dans ce contexte, le dialogue Etat-régions, dans le cadre de la Commission nationale sur les déficits publics, risque d’être tendu .

Allemagne année zéro

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Cela commence par une anecdote qui fait une dépêche insolite de l’AFP. Le village allemand de Niederzimmern, près de Leipzig a mis en vente ses très nombreux nids de poule de sa voirie afin de financer leur réparation après un hiver particulièrement rude. En échange d’un don de 50 euros, la municipalité s’engage à réparer un nid de poule et à y inscrire un message personnel. Et ça continue par une série de mauvaises nouvelles dans l’actualité financière des  villes allemandes rendues exsangues par la crise.

Les premières décisions touchent les dépenses de personnels. Un accord signé entre les villes allemandes et les représentants des agents territoriaux limite la hausse des rémunérations de façon drastique. En 2010, les communes n’augmenteront leurs deux millions de salariés que de 1,2 % et la puissante Fédération des communes et villes d’Allemagne a réclamé l’aide de l’État fédéral pour faire face à l’évolution des budgets locaux. «Notre situation financière était déjà catastrophique avant cet accord. Elle est devenue à présent encore plus difficile», expliquait au début du mois de mars son président, Gerd Landsberg, au correspondant de la Tribune, Romaric Godin.

Jusqu’en 2008, les excédents des villes compensaient en partie le déficit chronique de l’Etat fédéral. En 2008, ce surplus financier avait atteint 8,4 milliards d’euros. Mais on a assisté à un retournement de tendance brutal avec un  déficit de 7,5 milliards d’euros. Les villes allemandes sont très dépendantes à un impôt sur les entreprises, le « Gewerbesteuer » (assis sur les bénéfices, les intérêts et les loyers) qui représente 44 % des recettes municipales. Bref, en 2009, les revenus des communes ont chuté de 13 % au moment où les dépenses augmentaient de 5,6 % à cause de l’envolée des dépenses sociales. Les maires allemands accusent aussi l’Etat fédéral de s’être défaussé de compétences sociales aux dépens des villes. Toute ressemblance avec des situations connues serait-elle fortuite ?  

 

La révision des bases se fera cette année ?

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Au début de ce mois de mars, au détour d’une réponse ministérielle à la question écrite posée par un parlementaire en mai 2009, le ministre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique, Eric Woerth, vient de confirmer que le gouvernement veut s’attaquer dès cette année à la réforme des valeurs locatives. Ah le beau serpent de mer que voilà ! Pour les non spécialistes, il faut savoir que nos impôts locaux, et principalement la taxe d’habitation, sont calculés en fonction de la valeur locative de notre logement. Cette valeur n’est pas établie en fonction des prix du marché de l’immobilier, de la valeur vénale de l’habitation ou du cours des loyers dans une ville. Il a été calculé dans les années soixante-dix en fonction de critères liés au confort et à la modernité. Ces critères sont aujourd’hui totalement obsolètes, la base de calcul est fictive, et, en conséquence, notre fiscalité locale est devenue parfaitement injuste.

Au début des années quatre-vingt-dix, dans un élan vertueux de justice fiscale, le Sénateur Jean-Pierre Fourcade, alors président du Comité des finances locales avait demandé une actualisation des bases. Un premier secrétaire d’Etat au Budget, Michel Charasse répondit positivement et on se livra alors à des simulations. Pour préparer cette importante réforme, l’administration fiscale rajouta sur la feuille d’impôts locaux des frais de modernisation des rôles que les contribuables continuent à payer. Mais la réforme de fut jamais appliquée. Trop risquée politiquement. Certains contribuables auraient vu leur impôt local décuplé tandis que d’autres s’en sortaient mieux. Mais il y avait fort à parier qu’on aurait surtout entendu les perdants de la réforme. Tous les responsables politiques qui ont eu peu de mémoire ou de culture, rappellent que La Dame de fer, Margaret Thatcher, a dû quitter sans gloire le 10 Downing Street, après l’échec de sa réforme de la Poll tax. Gagner la guerre des Malouines, faire céder les syndicats de mineurs anglais pour échouer sur la réforme de la taxe d’habitation, voilà qui est peu glorieux. Cela montre surtout que toute réforme de la fiscalité locale est un champ de mines.

En 1993, à la veille du Congrès des maires de France, j’interviewai un jeune ministre du Budget sur la fiscalité locale et il me répondit cette phrase qui aurait pu être historique : « La révision des bases se fera cette année ». Ce ministre est aujourd’hui président de la République et la réforme attend toujours. Son ministre du budget va s’y atteler. Mais Eric Woerth reste prudent. Il annonce qu’«une concertation préalable avec les représentants des collectivités territoriales sera ouverte très prochainement sous la forme d’un groupe de travail dont les conclusions devraient aboutir pour trouver une traduction législative en 2010.» Le gouvernement veut s’attaquer en premier lieu aux locaux commerciaux. La révision des bases se fera cette année. Vraiment ?

Les régions en font-elles trop ou pas assez ? Interview France Inter Vendredi 12 mars 2010

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vendredi 12 mars 2010, Invité du  5/9 de Nicolas Demorand
L’Etat accuse souvent les régions de dépenser sans compter. Dépensent-elles tant que cela? Pourquoi? Auraient-elles ainsi réussi à renforcer le rôle qu’elles rêvent de jouer? A voir…
Les dépenses des 26 régions ont – c’est vrai – flambé ces dernières années. Mais la part régionale des dépenses publiques (Etat et autres collectivités publiques) n’a jamais dépassé 2,5%! Une goutte d’eau comparée à la situation des départements ou des communes. En réalité, les régions ne dépensent pas tant que cela… et elles dépenseraient même plutôt « bien » leur argent. Leurs investissements durant la dernière mandature ont été judicieux, notamment pour soutenir l’économie locale et faire face à la crise.
Les présidents des conseils régionaux sont pour plusieurs d’entre eux, d’anciens maires de grandes villes. Ils savent écouter et répondre aux attentes du terrain. Vingt-cinq ans après leur création, les régions ont testé l’étendue de leurs compétences. Elles viennent sans doute d’atteindre « l’âge de maturité ».
invité : Jean Dumonteil, journaliste spécialisé. Il est le directeur de « La Lettre du Secteur Public ». Il est l’auteur de « Conseils régionaux, la politique autrement ». Ed. du Secteur Public, janv. 2010.

Écouter l’interview.

Les régions dépensent-elles trop ?

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La question revient systématiquement et elle a même tendance à devenir centrale. Les régions dépensent-elles trop ? Au cours des diverses interviews qui ont suivi la parution de mon dernier livre « Conseils régionaux la politique autrement » (Les Éditions du Secteur Public), les journalistes me posent régulièrement la question et s’inquiètent de la dépense des conseils régionaux. Le discours de Nicolas Sarkozy accusant les collectivités territoriales d’être trop dépensières fait son chemin. J’ai déjà eu l’occasion dans ce blog de dénoncer la suspicion qui entoure aujourd’hui l’argent des collectivités locales.La bonne question à se poser est surtout de savoir si les régions dépensent bien.

Les budgets cumulés des conseils régionaux sont passés de 19,5 milliards d’euros en 2005 à 27,7 milliards en 2009. Avec le transfert des TOS (techniciens ouvriers de services des lycées) de l’Etat aux régions, les dépenses de personnels ont considérablement augmenté, d’autant que le coût de ces transferts a été mal compensé par l’Etat.  Mais même à périmètre constant, oui, les régions ont dépensé davantage en investissement. Elles l’ont fait sur leurs compétences obligatoires avec, par exemple, des investissements massifs dans les transports ferroviaires, pour le renouvellement du matériel des TER (Trains express régionaux), mais aussi pour financer des infrastructures de l’Etat, telles les lignes TGV qui sans un apport financier des régions ne se serait pas faites. De même, aujourd’hui, on ne va pas reprocher aux régions de participer au Plan Campus, de rénovation et modernisation des universités.

Mais les régions vont parfois plus loin et assument sans complexe leur légitimité démocratique pour intervenir dans des politiques volontaristes. Quand la Région Aquitaine finance 4500 logements étudiants, elle sort de sa compétence mais elle fait face au manque cruel de résidences universitaires. Quand la Région Nord-Pas-de-Calais, participe pour 900 000 euros au lancement du film « Bienvenue chez les Ch’tis », les puristes poussent des cris d’orfraie. C’était une bonne dépense de communication pour un film qui fera plus de 20 millions d’entrées et a contribué durablement à l’image positive de la région nordiste. 

Le groupe Carrez très partagé

les-bourgeois-de-calais.1268211199.jpgDans le cadre de la Conférence sur les déficits publics, le ministre Éric Woerth vient d’installer le groupe de travail sur la maîtrise des dépenses locales, présidé par Gilles Carrez. Avant même d’être constitué, ce groupe avait déjà perdu son co-président. Matignon avait nommé le préfet Pierre-René Lemas, ancien DGCL, aujourd’hui directeur général de Paris-Habitat mais l’employeur de M. Lemas, le maire de Paris Bertrand Delanöe ne lui a pas donné l’autorisation de siéger. Il a donc fallu trouver un autre ancien DGCL,  et c’est Michel Thenault, aujourd’hui conseiller d’État qui s’y colle.

Eric Woerth a rappelé aux membres du Groupe Carrez que les dépenses locales représentent 20 % de la dépense publique et qu’ « une vision partagée de l’évolution de la dépense locale est désormais nécessaire ». La feuille de route du groupe est précise : « réaliser un diagnostic partagé sur les facteurs qui expliquent la dynamique des dépenses des collectivités locales, et proposer des mesures susceptibles de contenir la progression des dépenses locales, » en étudiant « l’opportunité de la mise en place d’un objectif de dépense locale, dans le respect du principe de libre administration et d’autonomie financière des collectivités locales ». Le groupe doit remettre son rapport pour avril.

Vision partagée, diagnostic partagé : c’est là le premier écueil que doit affronter le groupe Carrez car les élus locaux socialistes qui ont boudé la première réunion de la conférence le 28 janvier, ne partagent pas, précisément, la vision du Président de la République. Dans cette opération, les élus locaux ne doivent pas être les Bourgeois de Calais, déjà accusés de trop dépenser et témoins impuissants d’une baisse des dotations à venir. Eric Woerth peut toujours essayer de rechercher le consensus en disant qu’il faut « dépasser les crispations actuelles entre l’État et les collectivités locales ». Nicolas Sarkozy a prévenu : la deuxième réunion de la conférence en avril donnera lieu à « décisions extrêmement importantes » et « extrêmement précises », pour l’ensemble du secteur public : collectivités territoriales, Sécurité sociale et Etat. Des déclarations préliminaires en forme d’avertissement qui n’invite guère à venir partager le diagnostic si les décisions sont déjà prises.

La photo : Les Bourgeois de Calais, par Auguste Rodin. Musée Rodin, Paris.

Combien gagne un conseiller régional ?

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On croyait René Dosière monomaniaque. Non, le député PS de l’Aisne ne s’intéresse pas qu’au train de maison de l’Elysée et aux dépenses présidentielles. Toujours à l’affût, ce gourmet des finances publiques, ce fin connaisseur des délices et poisons de la dépense publique, exerce pleinement ses fonctions de parlementaire en contrôlant le bon usage des deniers publics.  Il s’est intéressé récemment aux indemnités des conseillers régionaux, a questionné le ministère de l’Intérieur et a fait des recoupements sur les chiffres qui lui ont été fournis. En 2008, le montant des indemnités versées aux élus régionaux s’élève à 59,3 millions d’euros, soit une indemnité moyenne annuelle de 31 555 euros par conseiller régional. Mais derrière cette moyenne, René Dosière a calculé que se cachent de très fortes disparités entre les régions. En Limousin, un conseiller régional touchait, en moyenne, 21 768 euros pour l’année 2008 contre 32 973 euros en Ile de France, 34 236 en Rhône-Alpes, 44 918 euros en Bretagne et 49 334 euros en PACA. Bref, mieux vaut être conseiller régional à Marseille qu’à Limoges.

En comparaison de l’indemnité moyenne des conseillers régionaux de 31 555 euros, celle des conseils généraux  est de  29 909 euros. Les mieux lotis sont les conseillers de Paris qui ont reçu en moyenne 68 808 euros en 2008. Poursuivant ses investigations sur les indemnités versées aux élus locaux, René Dosière s’inquiète de la forte augmentation des indemnités du « bloc communal » entre  2002-2007. La hausse a été de 11 % pour les élus communaux, de 43.8 % pour les groupements de communes, non compris les indemnités SIVU-SIVOM, syndicats mixtes, pour lesquelles le ministère de l’Intérieur n’a pas pu lui fournir des chiffres. Le député de l’Aisne rappelle qu’aucun élu local ne peut percevoir plus de 1,5 fois l’indemnité parlementaire de base soit, actuellement, 8 230 euros mensuels. Si l’élu est, en même temps parlementaire, sa rémunération est plafonnée à 9 800 euros (toutes indemnités publiques cumulées). Précision utile : depuis 1993, toutes ses indemnités sont soumises à l’impôt.

Les souffrances aux trajets

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Les salariés franciliens consacrent en moyenne deux heures par jour à leurs trajets domicile-travail aller et retour, dont une 1h30 passée dans les transports en commun. C’est ce qui ressort d’une enquête  de l’ ORSTIF (Observatoire Régional de Santé au Travail d’Île-de-France). L’enquête a été menée au dernier trimestre 2009, dans le cadre de la médecine du travail. Le questionnaire était proposé aux salariés lors de leur visite médicale. 5 242 questionnaires ont été exploités. Les Parisiens intra-muros sont les moins pénalisés, avec 1 heure 29 de temps de trajet. La moyenne est de 2 heures dans la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne) et pour le Val-d’Oise. Elle s’élève à environ deux heures et demie dans les autres départements de la grande couronne (Yvelines, Essonne et Seine-et-Marne).

Ces salariés se plaignent de désagréments : entassement des voyageurs, retards, temps passé dans les transports et fatigue. Les retards, estimés majoritairement entre 5 et 20 minutes concernent 69 % des enquêtés. Conséquence, la moitié d’entre eux anticipent ces retards en quittant leur domicile plus tôt. Pour 60 % des salariés interrogés, ces difficultés ont des conséquences évidentes sur leur vie professionnelle et privée ainsi que sur leur santé. Cela se traduit en premier lieu par de la fatigue, du stress et par la dégradation de l’humeur.

Au fait, savez-vous qu’il y a des élections régionales dimanche prochain ? Depuis peu de temps (2006), le conseil régional a remplacé l’Etat dans le pilotage du STIF (Syndicat des Transports d’Ile de France). Vous en a-t-on parlé ? Au fait, savez-vous que la France est lanterne rouge du télétravail comme le montrent le rapport du député Pierre Morel À L’huissier et l’étude du C.A.S. (Centre d’analyse stratégique)  publiée en novembre dernier ?

La presse en ligne dépasse le papier

site-interneth.1268000906.jpgDeux  études mettent simultanément en lumière de nouveaux modes de consommation des médias. La première réalisée par TNS Sofres,  dans le cadre de son baromètre annuel de la consommation numérique révèle que les deux tiers des Français consomment des médias d’une nouvelle façon. Ils lisent la presse, écoutent la radio ou regardent la télévision en dehors de leurs supports traditionnels, via Internet sur un ordinateur ou un téléphone mobile. Ainsi 43 % des Français sont des lecteurs de presse… numérique et 20 % déclarent même s’informer le plus souvent sur un support numérique plutôt qu’au travers des médias papier.

L’autre étude vient des Etats-Unis. Selon le Pew Research Center, Internet devance pour la première fois la radio et la presse écrite papier dans les habitudes quotidiennes des Américains et arrive juste derrière la TV dans la consommation de médias. Aux USA, six personnes sur dix indiquent utiliser quotidiennement sur Internet pour s’informer.  Et la moitié des personnes interrogées partagent avec d’autres cette information par  mail ou par les réseaux sociaux. S’informer redevient fortement une activité sociale qu’on partage.  Autre enseignement de cette étude du Pew Research Center, les nouveaux consommateurs de médias ne se contentent plus d’un seul média pour s’informer. Plus de neuf sur dix utilisent régulièrement plusieurs sources d’information sur Internet.

Le Kodex de Francfort

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Petite leçon de management public en provenance d’Allemagne. La ville de Francfort (photo) vient de se doter de nouvelles règles pour la gouvernance de ses entreprises publiques. Cette décision fait suite à une étude du cabinet KPMG qui montrait l’impact des grandes vagues de privatisation dans les communes allemandes  rendant flou le partage des responsabilités entre secteur privé et public. Les EPL (entreprises publiques locales) de Francfort devront intégrer des critères extra-financiers dans leurs politiques.

Dans un article publié sur le site de Novethic , Uwe Becker, responsable de l’administration économique et financière de Francfort explique que « Les entreprises détenues entièrement ou en partie par la municipalité de Francfort doivent remplir une mission de service public au service du bien commun, et ce, d’une manière durable. Elles doivent également en garantir la bonne tenue économique ».

Une directive intitulée « Public Corporate Governance Kodex » décrit la nouvelle gouvernance des Stadt Werke (EPL) de Francfort, le partage des responsabilités entre la présidence, la direction générale et financière de l’entreprise et avec le conseil municipal. Les structures managériales seront les mêmes pour toutes les EPL afin de mieux pouvoir comparer les performances. Les émoluments seront rendus publics. Les membres du conseil de surveillance ne viendront plus de la direction. Des pratiques de RSE (responsabilité sociale d’entreprise) vont être développées dans les services publics locaux.