
Avez-vous entendu parler de la Journée sans immigrés ? Pour montrer que, sans l’immigration, l’économie française tournerait au ralenti, un collectif appelle les immigrés en France à ne pas venir travailler, à ne rien acheter et à ne rien vendre pendant 24h, le 1er mars prochain, date symbolique qui marque le cinquième anniversaire de l’entrée en vigueur du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA)
Un tel mouvement social a déjà été initié avec succès aux Etats-Unis, le 1er mai 2006, par des immigrés d’origine hispanique pour manifester contre des projets de réforme coercitifs. Les hispaniques avaient montré le rôle de l’immigration dans la bonne marche de la vie économique du pays. Des usines avaient été contraintes de suspendre leur production et, ce jour-là, près de deux millions d’immigrés avaient manifesté dans les rues de Los Angeles.
Nadia Lamarkbi, journaliste franco-marocaine, a eu l’idée de lancer un mouvement identique en France après la polémique suscitée il y a quelques mois par les propos du ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux à l’université d’été des jeunes UMP. Le collectif qu’elle a créé avec quelques amis est devenu un mouvement social important avec une vingtaine de groupes locaux dans les grandes villes de France et une mobilisation par Internet et sur les réseaux sociaux qui ne faiblit pas. Des comités, « 24h sans nous en Europe », sont même en cours de création dans d’autres villes d’Europe.
Pour ceux qui sont néanmoins obligés de travailler ce 1er mars, rendez-vous est prévu à midi devant les hôtels de ville où sont invités les «immigrés, descendants d’immigrés et citoyens conscients de l’apport essentiel de l’immigration». De grands réseaux associatifs comme la Fédération des Centres sociaux, la Ligue des droits de l’homme, la Cimade, le MRAP, le Réseau éducation sans frontières ont décidé de soutenir cette initiative citoyenne. Rendez-vous place de l’Hôtel de ville. Y Serez-vous ?






Grand succès de l’exposition Soulages qui se déroule, à Paris, au Centre Georges Pompidou, jusqu’au 8 mars prochain. Les visiteurs se pressent pour découvrir l’œuvre au noir de l’alchimiste monochrome.
Débat hier soir à l’occasion de la parution de mon livre « Conseils régionaux la politique autrement », aux Editions du Secteur Public. Et débat latéral sur l’actualité politique telle qu’elle parvient aux citoyens, sur l’information politique. Depuis une semaine, l’information sur les élections régionales à la radio et à la TV se résume à l’affrontement Frêche-Aubry. Rien sur les programmes, rien sur les bilans, rien sur l’action des régions. L’information sur les régionales est vide de sens, comme l’est devenue l’information politique dans les médias. Depuis le début de l’année 2010, avant Aubry contre Frêche, nous avons eu Villepin contre Sarkozy, Copé contre Accoyer. Rien de palpitant dans ces affrontements binaires. Rien pour faire progresser le débat démocratique. Seulement l’espoir pour celui ou celle qui déclenche une polémique de voir grimper son score de bruit médiatique. Oui, cela existe, on mesure en permanence l’exposition médiatique des responsables politiques, le nombre de citations de leur patronyme dans les médias. Qu’importe ce qu’ils ou elles disent. The singer, not the song.
Malaise. La méthode utilisée par Nicolas Sarkozy pour associer les collectivités à l’effort de rigueur et à la réduction des déficits est pour le moins maladroite. Il les accuse clairement de trop dépenser et surtout de trop recruter.